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Chapitre 1: Dans le terrier du lapin blanc
par superbanzai, le 1 Février 2010 à 16:42
" Alice ne mesurait plus que vingt-cinq centimètres .
Son visage s'éclaira à l'idée qu'elle avait maintenant la taille
qu'il fallait pour franchir la petite porte et pénétrer dans l'adorable jardin "
Comment décrire mon travail en quelques lignes.
En fait je travail par cycles.
Chaque toile est le fruit d'une longue réfléxion dont un livre, une rencontre, un lieu etc.. peut être le point de départ.
Au fil de mes pensées je chemine et voyage interieurement, ce qui permet une lecture continue sur une même toile et sur le cycle auquel celle ci appartient. De la même manière que l'on tourne les pages d'un livre, mes toiles tentent de raconter une histoire à la fois humaine et spirituelle et sont une traduction de ce que je peux contempler intereurement, tant dans la symbolique des thèmes que j'explore, que dans la couleur ou la façon dont je travaille ma matière.
Parfois on me demande combien de temps il me faut pour peindre un de mes tableaux.
Je réponds toujours qu'en réalité je suis continuellement en travail, continuellement en train de peindre, car le passage sur la toile n'est que l'aboutissement de ma contemplation, et cet apprentissage peut prendre plusieurs mois. le tableau en lui même peut être peint en quelques heures, de jour comme de nuit, quand l'instant est là, mais ce sont des heures très intenses qui absorbent toute mon énergie: à ce moment là je ne pose mes pinceaux qu'une fois que je pense avoir touché ce que je voulais saisir et résumer de ce que j'ai pu voir interieurement.
Mais en vérité , si je disais que mes toiles étaient abouties, alors mon travail serait mort. Je ne serait plus dans une démarche artistique mais dans un travail artisanal.
Il n'y aurait plus de place pour l'imperfection et donc pour la recherche, le cheminement, l'avancée.
Le cyle du terrier du lapin blanc part sur une scène du livre de Lewis Caroll "Alice au Pays des Merveilles" Mais interprétée à ma manière.
C'est une réflexion sur l'espérance, l'humilité qui permet de voir des trésors. La symbolique du jardin...
Je me suis imaginé en premier lieu regarder par le trou de la serrure.
C'est un peu ce que l'on fait quand on tente d'envisager la beauté de ce qui nous dépasse. Notre vision est limitée à ce que nous laisse entrevoir l'espace qu'occupe la serrure.
Mais ce que je vois me donne le désir de me rendre dans ce jardin.
La clé qui ouvre la porte c'est moi même à condition de devenir assez petite, et donc assez humble pour pouvoir passer à travers le trou de la serrure

Cycle le terrier du Lapin Blanc -détail
acrylique sur bois
2008
(46x36 cm)
tous droits réservés
Cycle le Terrier du Lapin Blanc - détail
encre noire sur papier
2007
(55 x 65 cm )
tous droits réservés
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Tags : peinture, serrure, jardin, esperance, chercher, lapin, imagination, cycle, Lewis Caroll, alice au pays des merveilles, blanc, terrier, livre, toile, t
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